Bilan 2018 : tops et flops

Enfin un petit bilan de l’année 😉 Ce n’est pas quelque chose dans mes habitudes, ayant plutôt un fonctionnement par année scolaire (travail oblige), mais cela fait du bien de prendre un peu de recul sur les lectures passées, pour repartir de bien pied.

Cette année j’ai lu 64 romans (je ne compte pas les titres graphiques, je ne le fais jamais) dont 26 romans jeunesse/ado. Un bilan honorable que je vais essayer d’améliorer, tout en continuant en parallèle mes lectures de bandes dessinées, mangas et comics en tous genres qui savent être très nombreuses (au moins quatre par semaine). Je pense qu’un de mes objectifs de l’année sera d’ailleurs de mieux répertorier ces lectures graphiques qui ont tendance à s’effacer un peu dans ma mémoire ^^’

L’autre serait au moins d’arriver à 80 romans lus \o/ !

 

Coups de coeur ❤

 

J’ai eu beaucoup de très bonnes lectures cette année (je pourrais citer Les seigneurs de Bohen d’Estelle Faye, La controverse de Zara XXIII de John Scalzi, ou Dons d’Ursula Le Guin) mais il fallait s’accrocher pour devenir un vrai coup de cœur. Ce sont les livres que j’ai vraiment dévoré, qui m’ont vraiment touchée et que je me maudissais de devoir quitter en arrivant au travail. J’y pense encore de temps en temps, et j’espère pouvoir un jour les relire, en attendant de les prêter à tout mon entourage ! Ils sont dans des genres très différents, étant donné que je suis souvent tiraillée entre travail et passion lorsque je contemple ma pile à lire 😉

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Celle qui a tous les dons de M.R Carey (L’Atalante) : mon énorme coup de cœur de l’année ! J’adore les histoires de zombie, ayant lu pratiquement tous les classiques du genre. Tout est incroyable dans ce roman : les personnages, l’histoire, le rythme… et cette fin ! C’est si dur d’écrire une fin parfaite, et pourtant ce roman y parvient, elle continue encore de résonner en moi. Les personnages sont tellement humains, avec un style qui leur colle à la peau, avec une héroïne aussi attachante que fascinante, une situation tellement désespérée… Je sais qu’un autre roman dans le même univers est sorti, mais j’ai franchement trop peur d’être déçue. Et je n’ai pas vu le film : trop de risques d’altérer ma vision du livre 😉

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Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens de Becky Albertali (Hachette) : dans un genre plus léger, j’ai dévoré ce roman en une après-midi, coincée dans les transports parisiens à crapahuter de banlieue en banlieue pour me rendre à une formation qui s’avérait bien fade comparée à l’impatience que j’éprouvais à continuer ma lecture. C’est frais, c’est optimiste, tout en traitant de ses thèmes avec sérieux (homosexualité et coming-out), les personnages sont très attachants, j’ai pris un plaisir fou à les voir grandir le temps d’un roman. Un must-have pour le CDI !

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J’agonise fort bien, merci d’Oren Miller (L’Homme Sans Nom) : encore dans un genre très différent : le polar. Je suis très difficile en romans policiers ; j’ai viscéralement besoin d’être surprise, d’être vraiment embarquée pour accrocher à l’histoire, et plus d’une fois j’ai été déçue de lecture qui pourtant s’annonçaient comme des pépites du genre. Tout m’intriguait dans celui-là : la Bretagne, les personnages dans une relation à la Sherlock/Watson plus fine qu’il n’y paraissait, et les années 50 en toile de fond. Et je n’ai pas été déçue du tout ! La plume de l’autrice est vraiment fine, ciselée, pour livrer une histoire entre légende et crime mystérieux et surtout camper deux personnages hauts en couleur et passionnants à suivre, à savoir Evariste et Isabeau. J’ai eu mon lot de surprises dans l’histoire et une ambiance vraiment prenante. Bref, un excellent moment de lecture 🙂

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La quête onirique de Vellitt Boe de Kij Johnson (Le Bélial) : mon avis précédemment paru sur le blog ne transpire peut-être pas le coup de cœur, mais c’est une lecture qui a creusé son sillon dans mon inconscient et qui aujourd’hui s’impose. C’est de la fantasy avec des enjeux plus fins qu’il n’y paraît, une héroïne passionnante et profondément humaine et c’est ce qu’il me faut avant tout. J’ai très hâte de découvrir d’autres romans de cette autrice !

 

Flops… 😦

 

Normalement, en terme de livres, je fais des choix assez sûrs ; pas question de perdre mon temps (et mon argent parfois !) à lire des romans que je sais déjà catastrophiques. Hélas, fous (et faux !) espoirs me poussent souvent à pousser jusqu’au bout des lectures parfois franchement douloureuses, quand ce n’est pas mon professionnalisme qui est en jeu. En effet, faisant parti d’un comité de lecture pour un prix jeunesse, je suis bien obligée d’aller au bout de certaines lectures, souvent en soupirant plus que de raison. Je vais commencer d’ailleurs avec ces deux livres issus de mes « obligations » professionnelles :

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Le bonheur est un déchet toxique de Manu Causse (Thierry Magnier) : j’ai rarement autant soufflé du nez en lisant un roman jeunesse. Les personnages sont crispants, le propos assez simpliste finalement alors que le début partait bien et j’ai eu la sensation que l’auteur voulait à la fois mettre trop de choses dans ce roman, et passait à côté des vrais enjeux de son histoire (à savoir la relation mère-fils qui demeure sous-traitée). Dommage.

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Mon futur en replay de Louise Revoyre (Scrinéo) : je n’ai tout simplement pas pu finir ce roman qui m’a hautement insupporté (là j’étais à un autre stade que souffler du nez). Le postulat de base est peu crédible, j’ai lu 100 pages sans que l’histoire ne décolle, l’héroïne n’est à aucun moment attachante et son dilemme initial est terriblement peu intéressant… Le style n’est pas assez fort pour hélas rattraper l’histoire.

Mais ma pire lecture de l’année est sans conteste :

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Autorité de Jeff Vandermeer (Au diable vauvert) : alors que j’avais adoré Annihilation, le conseillant à tous mes proches au point de le mettre d’autorité (jeu de mots de qualité) entre leurs mains, j’ai tout simplement détesté, voire haï cette lecture. J’ai même mis plus de deux semaines à en lire les vingt dernières pages (véridique !) tellement cette lecture m’énervait. Je n’ai tout simplement rien compris, j’ai franchement eu la sensation que l’auteur me prenait pour une crétine, et c’est un sentiment très désagréable. Tout est alambiqué, poisseux, entortillé dans tous les sens autour d’un narrateur impossible à comprendre. C’est tout ce que je peux en dire car en vérité, à l’heure actuelle, je ne me rappelle presque de RIEN de ce que j’ai lu. J’ai tellement été déçue que je doute fortement de terminer la trilogie, alors que cela ne m’était même pas venu à l’esprit lorsque j’avais refermé le premier tome avec enthousiasme.

Sur ce, je referme la page de 2018, de belles lectures m’attendent pour 2019 (du moins je l’espère) 😉

 

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